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Entre bavards

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Mooiste gedichten

Auteur Bericht

avatar#3992
ivo 71
Berichten: 14
Reacties: 656

#0 Geplaatst: 2008-05-19 23:16:14

Ik had eerder vandaag aanleiding om mijn favoriete gedicht weer eens te lezen. Het is 'Le Bateau Ivre' van Arthur Rimbaud, in mijn ogen het mooiste gedicht van de grootste dichter ooit. De passie van de man, de schoonheid van zijn taal.. telkens als ik dit lees waan ik mij gewoon in een andere wereld.

Omdat ik denk dat het aan de lezers van dit forum beter besteed zal zijn dan aan die elders, hieronder dat gedicht, in het Frans want dat is natuurlijk de enige manier om het waarlijk te apprecieren. Hopelijk niet te lang maar hier gold, dacht ik, geen lengtelimiet, toch?

Zijn er wellicht anderen die hier ook hun favoriete gedicht met ons willen delen? Het zou een heel mooi draadje kunnen worden.

Le bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons

Dank je, Wim, dat het hele gedicht erop kon. Want ik denk niet dat je taal op een mooiere wijze kunt gebruiken dan zo en het zou dus jammer zijn als we er ook maar een schilfertje van hadden moeten missen.

avatar#4416
Prinsesje
Berichten: 46
Reacties: 734

#1 Geplaatst: 2008-05-20 07:57:44

Mooi Ivo, leuk idee. Inspirerend.

Ingrid

avatar#
onbekend
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#2 Geplaatst: 2008-05-20 14:03:07

ik hou niet zo van gedichten en poezie, soms, meestal zijn ze te hartstochtelijk, te intiem, te...

deze is echter heel mooi, bravo.

Ivo, ik denk dat je ergens verkeerd woont, je hebt de zee nodig, de fluistering van de golven, de zoute prikkeling in je neus.

ik heb veel gezworven, over de hele wereld, van ijskoude  hotelkamers tot snikhete woestijntenten, bevroren in een slaapzak tot voetenbrandend in de negev.

en weet één ding zeker, nergens zal ik zo gelukkig zijn als aan de zee.

een dichter schreef daar een stukje poezie over, ik moet dat opzoeken, speciaal voor mij gemaakt, een plekje.

cees. 

avatar#3992
ivo 71
Berichten: 14
Reacties: 656

#3 Geplaatst: 2008-05-20 19:56:04

Valt mee hoor, Cees, woon nu op misschien 12 km van de zee en kom er vaker. Binnenkort hopen we, als alles goed gaat, zelfs praktisch aan zee te wonen, in ieder geval in een havenstad. Ik kom, zoals je misschien weet, uit een 'landlocked' land, zonder zeekust dus, en vind de zee prachtig, maar ben ook wel van bergen, heuvels en bossen, stukje nosta gevoel. Dus dan aan de 'ollandse kust en dan aan de Franse bosrand...wat is er nog mooier? De woestijn heb ik ook meegemaakt en dat hoeft van mij niet zo, net als die eeuwig ruisende bossen met betonnen stugas in het noorden. Geef die maar aan 'Föckie'.

avatar#6785
Wim
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Reacties: 2882

#4 Geplaatst: 2008-05-21 21:16:12

Ik zelf vond vroeger het gedicht, maar vooral de Schubert-muziek erop, erg mooi:

Wer reitet so spät durch Nacht und Wind

Es ist der Vater mit seinem Kind.

Maar dat is Duits.

In het Frans heb ik ook uit het hoofd geleerd:

Pour faire le portrait d'un oiseau van Jacques Prévert

Peindre d'abord une cage

avec une porte ouverte

peindre ensuite

quelque chose de joli

quelque chose de simple

quelque chose de beau

quelque chose d'utile

pour l'oiseau

placer ensuite la toile contre un arbre

dans un jardin

dans un bois

ou dans une forêt

se cacher derrière l'arbre

sans rien dire

sans bouger.....

Parfois l'oiseau arrive vite

mais il peut aussi bien mettre de longues années

avant de se décider

Ne pas se décourager

attendre

attendre s'il le faut pendant des années

la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau

n'ayant aucun rapport

avec la réussite du tableau

Quand l'oiseau arrive

s'il arrive

observer le plus profond silence

attendre que l'oiseau entre dans la cage

et quand il est entré

fermer doucement la porte avec le pinceau

puis

effacer un à un tous les barreaux

en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau

Faire ensuite le portrait de l'arbre

en choisissant la plus belle de ses branches

pour l'oiseau

peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent

la poussière du soleil

et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été

et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter

Sí l'oiseau ne chante pas

c'est mauvais signe

signe que le tableau est mauvais

mais s'il chante c'est bon signe

signe que vous pouvez signer

Alors vous arrachez tout doucement

une des plumes de l'oiseau

et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau

Wim

avatar#3992
ivo 71
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#5 Geplaatst: 2008-05-22 00:14:58

Nou, alpinootje af Wim, dat je dat uit je hoofd hebt geleerd. Is mij nooit gelukt met die bezopen boot.

avatar#6785
Wim
Berichten: 188
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#6 Geplaatst: 2008-05-22 11:22:03

Lijkt moeilijker dan het is: elke dag een regeltje, 's morgens bij de koffie.

Wim

avatar#3992
ivo 71
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#7 Geplaatst: 2008-05-22 11:31:58

Op de leeftijd waar jij vermoedelijk aan refereert diende de koffie vooral het verjagen van mannelijke katten. Dus als ik een regeltje had geleerd dan zou ik dat bij de volgende kop zonder twijfel weer vergeten zijn... Of misschien ook niet, deed ooit aan amateurtoneel en toen lukte het uiteindelijk toch ook om ellenlange scripts in mijn hoofd te stampen. Tja, we zullen het nooit weten. Goed dat er Internet is dus, kan je het nog opzoeken. Bronnenonderzoek noemden we dat. Jullie ook. denk ik?

;-)